H'MIDA LAYACHI
Fraîchement quinquagénaire, il a l'énergie dun jeune premier. Les planches, il connaît. Homme de théâtre et auteur, Hmida Layachi a mis le pied à l'étrier, au milieu des années 70, avec l'illustre Kateb Yacine, au théâtre de Sidi Bel Abbés.
Homme de gauche, ouvert sur la culture universelle, il est constamment à l'écoute de la société. Son vécu lui a inspiré quatre romans où la violence est récurrente. Pour lui, rompre avec la spirale de la violence implique une « réflexion sereine sur la mémoire ». Sur ce registre, mais immédiat, il avait au début des années 90 écrit un essai de référence : Les islamistes entre la politique et les balles. Aujourd'hui, tout en s'immergeant dans le soufisme, il peaufine une étude sur la nébuleuse d'Al Qaida au Maghreb islamique.
Toute cette activité intellectuelle l'amène à participer à des rencontres littéraires au Caire, à Rabat, à Beyrouth ou à Tunis. En parallèle, par sa formation universitaire en sciences politiques, il a gardé un lien constant avec le journalisme qu'il a embrassé au début des années 80 dans la presse arabophone. Ces trois dernières années, alors que l'on disait que le champ médiatique était saturé, il a monté un groupe de presse. Premier né : le quotidien arabophone El Dajazair News, puis l'hebdomadaire sportif Erriadhi, puis le quotidien francophone Algérie News, et enfin Socrates News, une librairie-maison d'édition. H'mida Layachi serait-il stakhanoviste ? Non. Il a juste su marier esprit d'initiative, entregent et action.
Extrait de Les Afriques. Le Journal de la finance africaine. (Cliquez pour suivre le lien)